Chère lectrice, cher lecteur, voici la recette comment se faire aimer d’un homme…
« Si l’on veut se faire aimer d’un homme (ou d’une femme), on se frottera les mains avec du jus de verveine et ensuite on touchera celui qu’on voudra amouracher ».
C’est en tout cas ce qu’écrivait Albert le Grand, évêque et naturaliste du XIIIe siècle.Deux cents ans plus tard, une autre recette d’un philtre d’amour suggère qu’il faut :
« Le premier vendredi de la nouvelle lune, avoir un couteau neuf et aller cueillir une verveine. Se mettre à genoux, la face tournée vers le soleil levant, et coupant ladite herbe avec le couteau, dire : « Sara isquina safos » : « je te cueille herbe puissante, afin que tu me serves à ce que je voudrai ». Etant dans votre chambre, vous la ferez sécher et pulvériser et vous ferez avaler cette poudre à la personne. »
Des balivernes, des légendes ? On entend d’ici les ricaneurs…
…Mais rira bien qui rira le dernier : car la science confirme en effet les étonnants pouvoirs de la verveine, qui doit ses vertus dilatatrices à un alcaloïde, la verbénaline. Elle dilate les artères et, favorisant la turgescence du sexe de l’homme, facilite l’érection et stimule la libido dans le même temps.En diminuant également le stress et l’anxiété, elle favorise encore la montée du désir. Elle est donc doublement « libidogène ».On la consomme en décoction légère : tremper à froid pendant 15 mn, porter à ébullition et laisser infuser 10 mn. 2 tasses par jour pendant 2 semainesMais il faut dire que pour enflammer la vie amoureuse, la nature révèle de nombreux autres secrets.
L’ordonnance naturelle qui enflamme la vie amoureuse
Des chercheurs sont parvenus à établir que la zone du cerveau qui gère le désir sexuel se situerait derrière l’œil gauche, au niveau de la zone frontale cérébrale. Une zone directement sous l’influence de l’hormone de la libido : la testostérone.Cette hormone est produite chez l’homme par les testicules, et chez la femme, en moindre quantité, par les ovaires. La zone cérébrale de la libido est normalement inactive, elle se « réveille » en fonction du taux de testostérone présent dans l’organisme. Lorsque la mécanique du désir s’enraye, il vaut mieux allez chercher l’explication du côté de l’armoire à pharmacie plutôt que dans les pensées confuses du vieux docteur Freud.